L’INITIATIVE D’ÉDUCATION AUTOCHTONE MARTIN (IEAM)

Les faits

Les données du recensement canadien de 2006 indiquent qu’il y avait plus d’un million d’autochtones au Canada et que la population autochtone croît beaucoup plus rapidement que le reste de la population du pays.

En outre, le niveau de scolarité des Autochtones canadiens de même que leur niveau de vie sont inférieurs à ceux de leurs concitoyens. Spécifiquement :

  • Taux d’abandon des études secondaires : 60 % des élèves autochtones vivant dans les réserves et 43 % de ceux vivant hors réserve ont abandonné leurs études secondaires, comparativement à 9,5 % pour les autres élèves canadiens.
  • Diplômes universitaires : 7 % des Autochtones, 9 % des Métis et 4 % des Inuits détiennent un diplôme universitaire; la proportion est de 23 % chez les Canadiens non autochtones.
  • Incarcération : en 2007-2008, 22 % des personnes admises dans les pénitenciers étaient des adultes autochtones; pourtant, ceux-ci ne représentent que 3 % de la population canadienne.
  • Homicides : entre 1997 et 2004, 17 % des victimes d’homicide et 23 % des personnes accusées d’homicide étaient des Autochtones.


L’éducation est donc un facteur déterminant pour consolider le tissu social et économique des peuples autochtones et l'amener à égalité avec celui dont bénéficient les autres Canadiens.

Le contexte

L’Initiative d’Éducation Autochtone Martin (IEAM) a été lancée en 2008 afin d’initier divers projets de nature éducative visant à donner aux Canadiens d’origine autochtone les outils et les perspectives d’avenir dont ils ont besoin pour réussir. La mise en œuvre des programmes d’appui aux élèves autochtones de l’IEAM mobilise plusieurs partenaires : organisations autochtones, professionnels de la comptabilité, représentants du monde des affaires, établissements d’enseignement postsecondaire, écoles des Premières nations et conseils scolaires financés par les provinces. Notre mission est de soutenir les projets qui amélioreront l’enseignement destiné aux Autochtones canadiens aux niveaux primaire et secondaire.

L’IEAM croit que le fait de développer des connaissances et des compétences procurera aux jeunes autochtones la motivation nécessaire pour poursuivre leurs études.

Nos projets sont choisis en consultation avec les leaders autochtones concernés, les autorités provinciales et territoriales responsables de l’éducation et divers milieux d’affaires locaux.